Dans un éditorial titré "Xénophobie : chasser les non-Français", le New York Times du 6 août condamne vivement les "calculs politiques à court terme" du président français Nicolas Sarkozy qui "attise dangereusement les sentiments anti-immigrés".
Le quotidien dénonce principalement le projet de retrait de la nationalité française aux délinquants d'origine étrangère coupables de polygamie, d'excision ou ayant atteint à la vie d'un membre des forces de l'ordre.
Le journal rappelle que nous sommes "dans un pays qui a longtemps défendu avec orgueil le principe d'égalité devant la loi de tous les citoyens français", que M. Sarkozy a épousé une Italienne naturalisée française, Carla Bruni, et a pour père un immigrant hongrois, Pal, qui a également acquis la citoyenneté française. Le principe d'égalité devant la loi "s'applique" à l'épouse et au père du président français "et doit s'appliquer à n'importe qui d'autre", tranche le New York Times.
Le quotidien conclut qu'alors que la cote de popularité du chef de l'Etat est "au plus bas" et que le Front national reprend des forces avec la fille de son père, "il est allé plus loin, inquiétant les membres de la droite traditionnelle". Ces derniers, affirme le New York Times, "ont raison de s'inquiéter, et Sarkozy est, à tort, aventureux d'ignorer leurs conseils de prudence".
L'éditorial du New York Times met ainsi en exergue le populisme de "Sarkozy l'americain". La véritable question est de savoir quel est le véritable projet de société que propose le chef de l'Etat à la France.
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10 août 2010
3 août 2010
Déchéance de la nationalité : Besson contredit Eric
Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Eric Besson, a annoncé ce matin sur Europe1 préparer pour septembre un amendement permettant de déchoir de la nationalité française les délinquants d'origine étrangère.
Selon lui, « il suffit de revenir à l'état de droit qui prévalait jusqu'à 1998. En clair, étaient passibles de déchéance de la nationalité française toutes celles et tous ceux qui avaient commis des crimes passibles de plus de cinq ans de prison et qui l'avaient fait dans un délai de dix ans après l'acquisition de la nationalité. »
Le ministre Eric Besson va donc écrire un texte et porter exactement l'inverse de ce qu'il a voté en 1998 (loi Guigou) en tant que député. Les convictions d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier ni celles de demain.
Débat ouvert sur rue89.com
Selon lui, « il suffit de revenir à l'état de droit qui prévalait jusqu'à 1998. En clair, étaient passibles de déchéance de la nationalité française toutes celles et tous ceux qui avaient commis des crimes passibles de plus de cinq ans de prison et qui l'avaient fait dans un délai de dix ans après l'acquisition de la nationalité. »
Le ministre Eric Besson va donc écrire un texte et porter exactement l'inverse de ce qu'il a voté en 1998 (loi Guigou) en tant que député. Les convictions d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier ni celles de demain.
Débat ouvert sur rue89.com
1 août 2010
Menaces de la dérive sécuritaire du pouvoir
Le nouveau couplet sécuritaire de Nicolas Sarkozy à Grenoble ne trompe personne, sauf à y voir un aveu de faiblesse, d'échec.
D'ailleurs, le dernier numéro du plus célèbre palmipède hexagonal récapitule ainsi quelques déclarations martiales du premier sécuritaire national.
2000 : "Nous allons gagner la guerre contre l'insécurité".
2000 encore : "Il faut aller chercher les délinquants là où ils se trouvent. Il faut qu'on leur mène la guerre".
2003 : "La guerre aux trafiquants doit se poursuivre".
2005 : c'est le coup de la racaille et du Karcher.
2008 : "Dès demain, c'est une guerre sans merci qui sera engagée à l'endroit des trafics et des trafiquants, et j'en assumerai pleinement la responsabilité".
2009 : il déclare "la guerre aux bandes violentes" plus "une guerre sans merci contre le décrochage scolaire".
2010 : "une guerre sans merci contre la criminalité".
Avec Sarkozy, c'est la politique de la guerre sans fin et manifestement xénophobe qui inspire son action. Jusqu'où peut mener cette dérive du Président ? A une guerre de nationaux ? Tout est possible, le candidat Sarkozy l'a annoncé en 2007.
D'ailleurs, le dernier numéro du plus célèbre palmipède hexagonal récapitule ainsi quelques déclarations martiales du premier sécuritaire national.
2000 : "Nous allons gagner la guerre contre l'insécurité".
2000 encore : "Il faut aller chercher les délinquants là où ils se trouvent. Il faut qu'on leur mène la guerre".
2003 : "La guerre aux trafiquants doit se poursuivre".
2005 : c'est le coup de la racaille et du Karcher.
2008 : "Dès demain, c'est une guerre sans merci qui sera engagée à l'endroit des trafics et des trafiquants, et j'en assumerai pleinement la responsabilité".
2009 : il déclare "la guerre aux bandes violentes" plus "une guerre sans merci contre le décrochage scolaire".
2010 : "une guerre sans merci contre la criminalité".
Avec Sarkozy, c'est la politique de la guerre sans fin et manifestement xénophobe qui inspire son action. Jusqu'où peut mener cette dérive du Président ? A une guerre de nationaux ? Tout est possible, le candidat Sarkozy l'a annoncé en 2007.
30 juil. 2010
Nicolas Sarkozy divise la France
Nicolas Sarkozy double l'extrême droite à sa droite
Au cours de son discours à Grenoble, Nicolas Sarkozy a déclaré " Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française." Et de poursuivre "La nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique."
Avec ces nouvelles déclarations, Nicolas Sarkozy viole de manière indéniable l'article premier de la Constitution :
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »
La xénophobie, la haine de l'autre à moins que ce soit celle de soi deviennent le credo du pouvoir qui se disqualifie définitivement, après sa sortie sur les Roms et les gens de voyage.
Au cours de son discours à Grenoble, Nicolas Sarkozy a déclaré " Nous allons réévaluer les motifs pouvant donner lieu à la déchéance de la nationalité française." Et de poursuivre "La nationalité doit pouvoir être retirée à toute personne d'origine étrangère qui aurait volontairement porté atteinte à la vie d'un fonctionnaire de police d'un militaire de la gendarmerie ou de toute autre personne dépositaire de l'autorité publique."
Avec ces nouvelles déclarations, Nicolas Sarkozy viole de manière indéniable l'article premier de la Constitution :
« La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée.
La loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux et fonctions électives, ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales. »
La xénophobie, la haine de l'autre à moins que ce soit celle de soi deviennent le credo du pouvoir qui se disqualifie définitivement, après sa sortie sur les Roms et les gens de voyage.
8 févr. 2009
Une camerounaise victime de discriminations liées à la nationalité
C'est l'histoire d'une Camerounaise qui vit en France depuis 2004 avec une carte de séjour «vie privée et familiale», titulaire du diplôme de bachelier en soins infirmiers obtenu en Belgique en 2006. La demande d'équivalence de son diplôme lui est refusée par les services du ministère de la Santé.
La Halde passe à l'action
La Halde a été saisie de l'affaire. Elle rappelle à l'occasion de sa délibération du 15 décembre 2008 qu'"en matière d'éducation et d'accès à l'emploi, le Pacte international des droits économiques sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations Unies et la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales interdisent cette discrimination".
La Halde recommande donc au gouvernement "de rétablir l’interdiction des discriminations fondées sur l’origine nationale, la suppression de la condition de nationalité pour la reconnaissance du diplôme d’aide-soignant et un réexamen de la demande de la réclamante".
Une absurdité idéologique
Comment expliquer que la Camerounaise ayant suivi le même cursus et obtenu le même diplôme qu'un ressortissant européen, se voit refuser une équivalence alors que le sésame du son camarade européen est bien reconnu en France?
Pire, le manque de personnel soignant en France est manifeste et endémique : ne nous dit-on pas à longueur de temps que les offres d'emploi ne sont pas pourvues dans ce secteur?.
La Halde passe à l'action
La Halde a été saisie de l'affaire. Elle rappelle à l'occasion de sa délibération du 15 décembre 2008 qu'"en matière d'éducation et d'accès à l'emploi, le Pacte international des droits économiques sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations Unies et la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales interdisent cette discrimination".
La Halde recommande donc au gouvernement "de rétablir l’interdiction des discriminations fondées sur l’origine nationale, la suppression de la condition de nationalité pour la reconnaissance du diplôme d’aide-soignant et un réexamen de la demande de la réclamante".
Une absurdité idéologique
Comment expliquer que la Camerounaise ayant suivi le même cursus et obtenu le même diplôme qu'un ressortissant européen, se voit refuser une équivalence alors que le sésame du son camarade européen est bien reconnu en France?
Pire, le manque de personnel soignant en France est manifeste et endémique : ne nous dit-on pas à longueur de temps que les offres d'emploi ne sont pas pourvues dans ce secteur?.
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