La Ville de Paris lance des mesures "très innovantes" (dixit le communiqué de presse du 04/07) pour favoriser la diversité et lutter contre les discriminations à l’emploi, via ses marchés publics. ces discrimations concernaient 47% des réclamations faites à la HALDE en 2010.
En effet, la ville de Paris veut assurer une meilleure promotion de la diversité dans les marchés publics qu'elle signe avec les entreprises privées. Elle met donc en place de nouvelles actions en direction des entreprises pour les inciter à mener une politique de diversité dans leurs recrutements et gestions de carrières.
Un bilan six mois avant la fin de l'exécution du marché devra être réalisé par le titulaire du marché afin d'évaluer les démarches entreprises dans le domaine de la lutte contre les discriminations. « ça nous permet de mesurer l'écart entre ce que l'entreprise dit et ce qu'elle fait réellement », précise Camille Montacié, adjointe PS chargée des marchés et de la politique des achats. Il est important de s'assurer que les engagements pris par les entreprises concernées seront respectés à l'aide de moyens coercitifs en cas de besoin.
Cette initiative de la mairie anticipe la nouvelle loi des marchés publics. Il ne suffira de voter ladite loi mais surtout veiller à son application. Peut-on y croire ?
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6 juil. 2011
1 sept. 2010
Racisme : les experts de l'Onu agacent la France
Lors de ses recommandations rendues vendredi 27 août 2010 à Genève, le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (Cerd) s'inquiète de la tenue de discours politiques de nature discriminatoire en France. Le Comité est en outre préoccupé de noter une augmentation récente des actes et manifestations à caractère raciste et xénophobe sur le territoire national ainsi que sur le développement de discours racistes sur internet.
Le Comité recommande ainsi à la France, lorsqu’elle aborde des questions liées aux composantes ethniques, raciales, culturelles ou étrangères de la population, "d’affirmer dans ses discours et ses actions toute sa volonté politique en faveur de la compréhension, la tolérance et l’amitié entre nations, groupes raciaux ou ethniques". L'ONU recommande en outre à la France "d’intensifier ses efforts afin de combattre et d’enrayer la montée du racisme et de la xénophobie en utilisant tous les moyens, notamment en condamnant fermement tous discours racistes ou xénophobes émanant des responsables politiques et en prenant les mesures appropriées pour combattre la prolifération d’actes et manifestations racistes sur internet".
Loin de promettre suivre ces recommandations onusiennes, certains responsables s'agacent et, notamment le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, contestent la légitimité du Cerd, arguant qu'il se compose de représentants de pays peu recommandables en matière de droits de l'homme, dont l'Algérie, la Russie, la Roumanie : l'argument est irrécevable car le Cerd est composé d'experts indépendants et non de représentants de gouvernements.
4 août 2010
Pourquoi banaliser la déchéance de la nationalité ?
Le député UMP Thierry Mariani, député RPR d'alors, défend ainsi son sous-amendement le 10 février 1998 à l'Assemblée nationale (vote de la loi relative à la nationalité) :
"Nous sommes en 1998 et nous avons la volonté de lutter de manière ferme contre le trafic de drogue en envoyant un message clair à ceux qui s’y livrent.
J’évoque, il est vrai, l’hypothèse de la condamnation d’un mineur. Les textes, vous avez raison, ne prévoient pas, dans ce cas, de déchéance automatique. Je pense cependant qu’on aurait pu subordonner l’acquisition de la nationalité française aux conditions que je propose. Ne pas le faire revient en effet à permettre à un étranger né en France et condamné avant l’âge de dix-huit ans pour trafic de drogue d’être naturalisé Français à sa majorité sans aucun problème. Ce n’est pas notre conception et ce n’est pas notre souhait."
"Cette procédure est exceptionnelle, nous sommes d'accord"
A cette occasion, le député précise les chiffres de l'époque et affirme le caractère exceptionnel des mesures de déchéance : " deux ont été prononcées en 1990, aucune en 1991, deux en 1992, aucune en 1993, deux en 1994 et une en 1995. Cette procédure est exceptionnelle, nous sommes d'accord. "
Alors, si depuis 2006 le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale a fait savoir qu'il n'y avait eu aucune déchéance de la nationalité, le bien-fondé de la disposition annoncée est loin d'être évident. Les vraies motivations de cette gesticulation politique sont certainement inavouables au grand jour.
"Nous sommes en 1998 et nous avons la volonté de lutter de manière ferme contre le trafic de drogue en envoyant un message clair à ceux qui s’y livrent.
J’évoque, il est vrai, l’hypothèse de la condamnation d’un mineur. Les textes, vous avez raison, ne prévoient pas, dans ce cas, de déchéance automatique. Je pense cependant qu’on aurait pu subordonner l’acquisition de la nationalité française aux conditions que je propose. Ne pas le faire revient en effet à permettre à un étranger né en France et condamné avant l’âge de dix-huit ans pour trafic de drogue d’être naturalisé Français à sa majorité sans aucun problème. Ce n’est pas notre conception et ce n’est pas notre souhait."
"Cette procédure est exceptionnelle, nous sommes d'accord"
A cette occasion, le député précise les chiffres de l'époque et affirme le caractère exceptionnel des mesures de déchéance : " deux ont été prononcées en 1990, aucune en 1991, deux en 1992, aucune en 1993, deux en 1994 et une en 1995. Cette procédure est exceptionnelle, nous sommes d'accord. "
Alors, si depuis 2006 le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale a fait savoir qu'il n'y avait eu aucune déchéance de la nationalité, le bien-fondé de la disposition annoncée est loin d'être évident. Les vraies motivations de cette gesticulation politique sont certainement inavouables au grand jour.
3 août 2010
Déchéance de la nationalité : Besson contredit Eric
Le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Eric Besson, a annoncé ce matin sur Europe1 préparer pour septembre un amendement permettant de déchoir de la nationalité française les délinquants d'origine étrangère.
Selon lui, « il suffit de revenir à l'état de droit qui prévalait jusqu'à 1998. En clair, étaient passibles de déchéance de la nationalité française toutes celles et tous ceux qui avaient commis des crimes passibles de plus de cinq ans de prison et qui l'avaient fait dans un délai de dix ans après l'acquisition de la nationalité. »
Le ministre Eric Besson va donc écrire un texte et porter exactement l'inverse de ce qu'il a voté en 1998 (loi Guigou) en tant que député. Les convictions d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier ni celles de demain.
Débat ouvert sur rue89.com
Selon lui, « il suffit de revenir à l'état de droit qui prévalait jusqu'à 1998. En clair, étaient passibles de déchéance de la nationalité française toutes celles et tous ceux qui avaient commis des crimes passibles de plus de cinq ans de prison et qui l'avaient fait dans un délai de dix ans après l'acquisition de la nationalité. »
Le ministre Eric Besson va donc écrire un texte et porter exactement l'inverse de ce qu'il a voté en 1998 (loi Guigou) en tant que député. Les convictions d'aujourd'hui ne sont pas celles d'hier ni celles de demain.
Débat ouvert sur rue89.com
2 août 2010
Quand Badinter rappelle à Sarkozy l'égalité de tous les Français
Le sénateur des Hauts-de-Seine, ancien garde des sceaux et président du Conseil constitutionnel Robert Badinter, invité de France-Inter lundi 2 août, a dénoncé le discours sécuritaire du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, en affirmant que tous les Français sont constitutionnellement égaux devant la loi "sans distinction d'origine".
"Tous les Français sont égaux devant la loi quelle que soit leur origine", qu'ils soient français de souche ou d'origine étrangère, a-t-il fait valoir. "L'article premier de la Constitution dit que (...) la France assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine", a martelé M. Badinter.
Concernant d'éventuelles mesures de déchéance de la naturalisation française envisagées par l'exécutif, il a estimé qu'"on veut faire des discriminations contre les Français au regard de mêmes crimes, de même infractions, selon l'origine de la personne, selon les modalités d'acquisition de la nationalité française". "C'est contraire à l'esprit républicain et c'est une faute politique parce que le cœur du problème, c'est le sentiment de certains de ces Français, que M. Sarkozy appelle d'origine étrangère, de demeurer malgré leur carte d'identité des étrangers de la nation", a-t-il dit.
L'intégralité de l'article sur lemonde.fr
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| AFP/ERIC PIERMONT |
Concernant d'éventuelles mesures de déchéance de la naturalisation française envisagées par l'exécutif, il a estimé qu'"on veut faire des discriminations contre les Français au regard de mêmes crimes, de même infractions, selon l'origine de la personne, selon les modalités d'acquisition de la nationalité française". "C'est contraire à l'esprit républicain et c'est une faute politique parce que le cœur du problème, c'est le sentiment de certains de ces Français, que M. Sarkozy appelle d'origine étrangère, de demeurer malgré leur carte d'identité des étrangers de la nation", a-t-il dit.
L'intégralité de l'article sur lemonde.fr
9 oct. 2009
Barack Obama est prix Nobel de la paix 2009
Nobel l'a fait
Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au président américain Barack Obama "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples", a annoncé le comité Nobel norvégien.

Ce prix est à la fois un pari et un espoir pour l'avenir. Sa politique de main tendue et sa vision du monde ne peuvent qu'être renforcées par cette distinction.
Le prix Nobel de la paix a été attribué vendredi au président américain Barack Obama "pour ses efforts extraordinaires en vue de renforcer la diplomatie internationale et la coopération entre les peuples", a annoncé le comité Nobel norvégien.

Ce prix est à la fois un pari et un espoir pour l'avenir. Sa politique de main tendue et sa vision du monde ne peuvent qu'être renforcées par cette distinction.
5 oct. 2009
Pour ne pas oublier que la discrimination est un délit
Le nombre de discriminations progresse
Les victimes de discrimination réagissent de plus en plus, c'est ainsi que la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) a déjà reçu près de 8 000 réclamations depuis janvier 2009 contre 7 788 pour l’ensemble de l’année 2008.
Selon la Halde, l'emploi et les préjugés en raison de l'origine tiennent le haut du pavé des réclamations, sans aucune surprise.
Ne pas hésiter à réagir
Les victimes des discriminations doivent prendre conscience de leurs droits et ne pas oublier que la discrimination est un délit. A chacun de combattre ce fléau, et ne laissons pas ce délit impuni.
La justice devra aussi prendre sa part de responsabilité.
Les victimes de discrimination réagissent de plus en plus, c'est ainsi que la Halde (Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations et pour l'Egalité) a déjà reçu près de 8 000 réclamations depuis janvier 2009 contre 7 788 pour l’ensemble de l’année 2008.
Selon la Halde, l'emploi et les préjugés en raison de l'origine tiennent le haut du pavé des réclamations, sans aucune surprise.
Ne pas hésiter à réagir
Les victimes des discriminations doivent prendre conscience de leurs droits et ne pas oublier que la discrimination est un délit. A chacun de combattre ce fléau, et ne laissons pas ce délit impuni.
La justice devra aussi prendre sa part de responsabilité.
8 févr. 2009
Une camerounaise victime de discriminations liées à la nationalité
C'est l'histoire d'une Camerounaise qui vit en France depuis 2004 avec une carte de séjour «vie privée et familiale», titulaire du diplôme de bachelier en soins infirmiers obtenu en Belgique en 2006. La demande d'équivalence de son diplôme lui est refusée par les services du ministère de la Santé.
La Halde passe à l'action
La Halde a été saisie de l'affaire. Elle rappelle à l'occasion de sa délibération du 15 décembre 2008 qu'"en matière d'éducation et d'accès à l'emploi, le Pacte international des droits économiques sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations Unies et la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales interdisent cette discrimination".
La Halde recommande donc au gouvernement "de rétablir l’interdiction des discriminations fondées sur l’origine nationale, la suppression de la condition de nationalité pour la reconnaissance du diplôme d’aide-soignant et un réexamen de la demande de la réclamante".
Une absurdité idéologique
Comment expliquer que la Camerounaise ayant suivi le même cursus et obtenu le même diplôme qu'un ressortissant européen, se voit refuser une équivalence alors que le sésame du son camarade européen est bien reconnu en France?
Pire, le manque de personnel soignant en France est manifeste et endémique : ne nous dit-on pas à longueur de temps que les offres d'emploi ne sont pas pourvues dans ce secteur?.
La Halde passe à l'action
La Halde a été saisie de l'affaire. Elle rappelle à l'occasion de sa délibération du 15 décembre 2008 qu'"en matière d'éducation et d'accès à l'emploi, le Pacte international des droits économiques sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques des Nations Unies et la Convention européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des libertés fondamentales interdisent cette discrimination".
La Halde recommande donc au gouvernement "de rétablir l’interdiction des discriminations fondées sur l’origine nationale, la suppression de la condition de nationalité pour la reconnaissance du diplôme d’aide-soignant et un réexamen de la demande de la réclamante".
Une absurdité idéologique
Comment expliquer que la Camerounaise ayant suivi le même cursus et obtenu le même diplôme qu'un ressortissant européen, se voit refuser une équivalence alors que le sésame du son camarade européen est bien reconnu en France?
Pire, le manque de personnel soignant en France est manifeste et endémique : ne nous dit-on pas à longueur de temps que les offres d'emploi ne sont pas pourvues dans ce secteur?.
6 janv. 2009
Discrimination positive: des critères réducteurs
La discrimination positive ou l'affirmative action (à la sauce française) fait fantasmer bon nombre de Français : du citoyen lambda à nos intellectuels en passant par les politiques. Le discours est à géométrie variable, l'argumentation digne d'un contorsionniste.
Le discours ambiant
Pour beaucoup, la discrimination positive signifie la mise en place des quotas (cela a été le cas aux Etats-Unis) basés sur les fameux critères ethniques et religieux. La réalité est qu'elle se fonde avant tout sur un critère fondamental, celui de la compétence (si souvent ignoré dans le discours ambiant).
Dans la foulée, une ou plusieurs explications sont souvent avancées pour justifier le refus de cette discrimination-là. Voici les deux plus souvent entendues :
- l'égalité républicaine est inscrite dans la Constitution (La République a affirmé dans sa Constitution l’égalité devant la loi de tous les citoyens «sans distinction d’origine, de race ou de religion»), elle est donc garantie par la législation et l'Etat
- la discrimination positive ne marche pas si bien que ça.
Et la commission Veil ?
D'ailleurs, les conclusions de la commission Veil, chargée de proposer un nouveau préambule à la Constitution pour y inclure le respect de la diversité ne disent rien d'autre. Les membres de ladite commission déclarent que :
- l'affirmative action a été mise en place dans des pays où la discrimination raciale avait été inscrite dans la loi (ce qui n'est pas le cas en France)
- une politique d'action positive serait paradoxale parce que dans les pays où elle est en place, elle est en perte de vitesse, et parce qu'il serait très difficile de trouver des critères d'origines familiales acceptables
- la commission craint un affaiblissement du « vivre ensemble »
Conséquence : en ce début d'année, ce sont les critères sociaux qui sont maintenant à l'honneur.
Sur ces 3 points, je dis simplement ceci :
- la discrimination (négative) n'est pas non plus inscrite dans la loi, pourtant elle est pratiquée et se pratique au quotidien.
- cette politique de discrimination positive a donné des résultats visibles aux Etats-Unis depuis des décennies jusqu'à l'élection de Barack Obama (une fois de plus grâce à ses compétences et travail, ses talents et mérites). Mais l'histoire des Etats-Unis n'est pas celle de la France. Le paradoxe français est qu'au delà des principes et décisions en trompe-l'oeil, aucune action concrète à la mesure du problème posé n'est prise.
- concrètement, c'est quoi le "vivre ensemble"? A mon sens, cela signifie au moins une société plus juste et solidaire. J'ai parfois du mal à percevoir cette solidarité mais j'aimerais que l'on m'explique...
Critères réducteurs, prétexte pour maintenir le statu quo
Les faits discriminatoires sont divers et multiples, reposent la plupart du temps sur des critères d'origine (supposée ou réelle), religieux et sociaux. La discrimination positive ne menace en rien les interêts de ceux qui n'en bénéficient pas.
Autant que je sache, Sciences-Po ne discrimine pas les élèves des beaux quartiers avec sa discrimination positive. Il faut bien sûr des critères sociaux mais qu'ils ne soient pas réducteurs.
Il serait vain et dangereux de nier la diversité de la société française.
Le discours ambiant
Pour beaucoup, la discrimination positive signifie la mise en place des quotas (cela a été le cas aux Etats-Unis) basés sur les fameux critères ethniques et religieux. La réalité est qu'elle se fonde avant tout sur un critère fondamental, celui de la compétence (si souvent ignoré dans le discours ambiant).
Dans la foulée, une ou plusieurs explications sont souvent avancées pour justifier le refus de cette discrimination-là. Voici les deux plus souvent entendues :
- l'égalité républicaine est inscrite dans la Constitution (La République a affirmé dans sa Constitution l’égalité devant la loi de tous les citoyens «sans distinction d’origine, de race ou de religion»), elle est donc garantie par la législation et l'Etat
- la discrimination positive ne marche pas si bien que ça.
Et la commission Veil ?
D'ailleurs, les conclusions de la commission Veil, chargée de proposer un nouveau préambule à la Constitution pour y inclure le respect de la diversité ne disent rien d'autre. Les membres de ladite commission déclarent que :
- l'affirmative action a été mise en place dans des pays où la discrimination raciale avait été inscrite dans la loi (ce qui n'est pas le cas en France)
- une politique d'action positive serait paradoxale parce que dans les pays où elle est en place, elle est en perte de vitesse, et parce qu'il serait très difficile de trouver des critères d'origines familiales acceptables
- la commission craint un affaiblissement du « vivre ensemble »
Conséquence : en ce début d'année, ce sont les critères sociaux qui sont maintenant à l'honneur.
Sur ces 3 points, je dis simplement ceci :
- la discrimination (négative) n'est pas non plus inscrite dans la loi, pourtant elle est pratiquée et se pratique au quotidien.
- cette politique de discrimination positive a donné des résultats visibles aux Etats-Unis depuis des décennies jusqu'à l'élection de Barack Obama (une fois de plus grâce à ses compétences et travail, ses talents et mérites). Mais l'histoire des Etats-Unis n'est pas celle de la France. Le paradoxe français est qu'au delà des principes et décisions en trompe-l'oeil, aucune action concrète à la mesure du problème posé n'est prise.
- concrètement, c'est quoi le "vivre ensemble"? A mon sens, cela signifie au moins une société plus juste et solidaire. J'ai parfois du mal à percevoir cette solidarité mais j'aimerais que l'on m'explique...
Critères réducteurs, prétexte pour maintenir le statu quo
Les faits discriminatoires sont divers et multiples, reposent la plupart du temps sur des critères d'origine (supposée ou réelle), religieux et sociaux. La discrimination positive ne menace en rien les interêts de ceux qui n'en bénéficient pas.
Autant que je sache, Sciences-Po ne discrimine pas les élèves des beaux quartiers avec sa discrimination positive. Il faut bien sûr des critères sociaux mais qu'ils ne soient pas réducteurs.
Il serait vain et dangereux de nier la diversité de la société française.
4 janv. 2009
Vous êtes niveau Zéro
Une scène vécue en ce début d'année dans un grand centre commercial à l'ouest parisien. Il est 17h40 lorsqu'une dizaine de caddies bien remplis attendent leur tour, devant l'unique ascenseur en service qui mène vers le parking PA.
Les moins patients ou les plus courageux selon, prennent la direction des 2 escalators qui sont normalement destinés aux caddies. Mais les deux tapis roulants sont au tapis et déjà arrêtés depuis plusieurs jours: le client n'a plus qu'à pousser (ou tirer) son caddie pour travailler ses abdos et se faire un peu de muscle!A gauche en sortant de l'ascenseur, une dame en fauteuil roulant attend aussi son tour avec son ticket de parking à la main. Manifestement, elle espérait voir quelqu'un lui céder son tour. A l'arrivée de l'ascenseur, à peine celui-ci vidé, deux caddies s'y engouffrent sans aucune attention à la dame. Finalement, elle sera du prochain voyage avec un caddie (pas le sien qui entre-temps a choisi l'option escalator).
Il me semble que les personnes valides peuvent avoir plus de sollicitude envers les handicapés. Vous êtes au niveau 0, je vous dis.
29 juin 2008
Discriminations à l'école
Les discriminations à l'école est le thème choisi cette année pour la marche des fiertés homosexuelles, on ne peut que se féliciter de ce choix judicieux et pertinent. C'est bien que l'éducation nationale s'empare du problème pour sensibiliser les élèves dans les écoles et éduquer les enfants. Je ne peux toutefois m'empêcher de me demander si dans les faits, la volonté affichée aura raison de l'inertie du mammouth et de l'homophobie ambiante. Pour les amateurs des sondages, un sondage Ifop pour le JDD du 27/06/08 nous dit que la société évolue dans le bon sens: 51% et 62% respectivement des Français sont favorables à l'adoption et au mariage pour les homosexuels.
Les enseignants doivent faire de la pédagogie dans leurs établissements contre les discriminations quelles qu'elles soient. Mais ce sont surtout les adultes qui ont le plus besoin d'éducation et de pédagogie, ceci ne relève plus des enseignants.
Les enseignants doivent faire de la pédagogie dans leurs établissements contre les discriminations quelles qu'elles soient. Mais ce sont surtout les adultes qui ont le plus besoin d'éducation et de pédagogie, ceci ne relève plus des enseignants.
14 juin 2008
Label de la diversité et discrimination au travail
Le gouvernement propose de décerner un label de la diversité aux entreprises qui se montrent exemplaires en matière de discrimination au travail. Que signifie un label de la diversité et à quoi peut-il servir? Je pense pas à grande chose à part être un instrument de communication pour les entreprises concernées.
Il fait partie de ces fausses bonnes idées qui donnent bonne conscience à ses auteurs. Le problème est pris en l'envers car la normalité est l'absence de discrimination et non l'inverse, l'on ne saurait récompenser une personne qui ne discrimine pas. La discrimination sous toutes ses formes doit être combattue et condamnée à tous les niveaux de la société, et par conséquent dans les entreprises.
Sans vouloir faire un procès d'intention à l'association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH), je doute de sa capacité à pouvoir combattre les discriminations en entreprise. Seul l'avenir nous le dira, surtout il ne faut pas oublier que la discrimination n'est pas uniquement ethnoraciale.
Il fait partie de ces fausses bonnes idées qui donnent bonne conscience à ses auteurs. Le problème est pris en l'envers car la normalité est l'absence de discrimination et non l'inverse, l'on ne saurait récompenser une personne qui ne discrimine pas. La discrimination sous toutes ses formes doit être combattue et condamnée à tous les niveaux de la société, et par conséquent dans les entreprises.
Sans vouloir faire un procès d'intention à l'association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH), je doute de sa capacité à pouvoir combattre les discriminations en entreprise. Seul l'avenir nous le dira, surtout il ne faut pas oublier que la discrimination n'est pas uniquement ethnoraciale.
24 janv. 2006
Discrimination raciale des discothèques vue par les juges
Je reviens sur la discrimination raciale des discothèques et me demande si le tribunal de Lyon est-il un peu trop timide?
Le verdict rendu mercredi dernier 18 janvier par le tribunal de Lyon laisse perplexe. En effet, dans l'affaire du testing initié en mars 2000 par l'hebdo Lyon-Capitale, les juges ont condamné 3 vigiles et 8 autres ont été relaxés; les 11 prévenus, "portiers" d'établissements de nuit lyonnais, étaient poursuivis pour les même motifs: discrimination raciale pour refus d'entrée à un couple de jeunes gens d'origine maghrébine (Mohamed et Amelle). Les condamnés ont écopé d'une amende de 1 500 euros dont 1 000 euros avec sursis, sachant que tous les prévenus avaient été relaxés en première instance. On peut regretter que les vigiles n'ont à aucun moment mis en cause leur direction. Cet arrêt de la cour montre toutefois le chemin à suivre. Un jour peut-être, le testing deviendra légal.
17 janv. 2006
Discothèques et publicité
Si tout le monde suivait cet exemple qui vient de l'Est?
Les discothèques dans leur grande majorité continuent de discriminer sous les néons feutrés de la nuit, sans que cela prête vraiment à conséquence: en partie grâce aux victimes de cette discrimination qui n'osent pas en parler ou dénoncer ces agissements. Il est temps que les victimes, ainsi que les témoins de discriminations subies par une partie de la population de nos cités, fassent de la publicité à toutes ces discothèques hors-la-loi en portant plainte devant les tribunaux et les instances compétentes. C'est le cas de cette jeune fille de 20 ans qui, pour fêter justement ses 20 ans, a réservé 20 places dans une discothèque de sa ville à l'Est de la France et a vu son anniversaire gâché par le refus d'entrée de la discothèque à 3 de ses invités de "couleur".
Malgré la protestation des 17 membres du groupe autorisés d'accès à la discothèque, le propriétaire de celle-ci n'a jamais voulu laisser entrer ces 3 jeunes venus de Lyon. Choquée et meurtrie par cet incident, la jeune fille a pu par, le biais de ses parents, permettre à la Haute autorité de se saisir de cette affaire. Ce n'est qu'en agissant ainsi que chacun de nous combattra ce fléau qui mine notre société.
Malgré la protestation des 17 membres du groupe autorisés d'accès à la discothèque, le propriétaire de celle-ci n'a jamais voulu laisser entrer ces 3 jeunes venus de Lyon. Choquée et meurtrie par cet incident, la jeune fille a pu par, le biais de ses parents, permettre à la Haute autorité de se saisir de cette affaire. Ce n'est qu'en agissant ainsi que chacun de nous combattra ce fléau qui mine notre société.
2 janv. 2006
Bonne année 2006
Tous les meilleurs voeux 2006 de réussite et de bonheur à tout un chacun de nous.
En ce début d'année 2006, le voeu le plus cher que nous pouvons souhaiter à chaque citoyen et citoyenne est la réussite professionnelle et personnelle. En même temps, que chacun puisse contribuer, à son niveau, à la réduction de la discrimination sous toutes ses formes dont sont victimes une large partie de noc concitoyens.
4 oct. 2005
La discrimination à l'embauche est bien réelle
L'Insee confirme: la discrimination à l'embauche n'est pas une vue de l'esprit.Disons que le chômage est plus généreux avec les étrangers.
Les étrangers sont plus affectés par le chômage que les autres actifs. En 2004, 19 % des étrangers sont demandeurs d'emploi contre 9,9 % pour l'ensemble de la population. Le taux de chômage varie fortement, comme le constate l'Insee, selon le pays d'origine, touchant plus fortement les ressortissants des pays du Maghreb que ceux de l'Union européenne. Les femmes étant, dans tous les cas de figure, les plus touchées. Les discriminations à l'embauche restent fortes. L'idée reprise un instant par le ministère de l'emploi d'instituer le CV anonyme a été abandonnée depuis.
Les étrangers sont plus affectés par le chômage que les autres actifs. En 2004, 19 % des étrangers sont demandeurs d'emploi contre 9,9 % pour l'ensemble de la population. Le taux de chômage varie fortement, comme le constate l'Insee, selon le pays d'origine, touchant plus fortement les ressortissants des pays du Maghreb que ceux de l'Union européenne. Les femmes étant, dans tous les cas de figure, les plus touchées. Les discriminations à l'embauche restent fortes. L'idée reprise un instant par le ministère de l'emploi d'instituer le CV anonyme a été abandonnée depuis.
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