La Ville de Paris lance des mesures "très innovantes" (dixit le communiqué de presse du 04/07) pour favoriser la diversité et lutter contre les discriminations à l’emploi, via ses marchés publics. ces discrimations concernaient 47% des réclamations faites à la HALDE en 2010.
En effet, la ville de Paris veut assurer une meilleure promotion de la diversité dans les marchés publics qu'elle signe avec les entreprises privées. Elle met donc en place de nouvelles actions en direction des entreprises pour les inciter à mener une politique de diversité dans leurs recrutements et gestions de carrières.
Un bilan six mois avant la fin de l'exécution du marché devra être réalisé par le titulaire du marché afin d'évaluer les démarches entreprises dans le domaine de la lutte contre les discriminations. « ça nous permet de mesurer l'écart entre ce que l'entreprise dit et ce qu'elle fait réellement », précise Camille Montacié, adjointe PS chargée des marchés et de la politique des achats. Il est important de s'assurer que les engagements pris par les entreprises concernées seront respectés à l'aide de moyens coercitifs en cas de besoin.
Cette initiative de la mairie anticipe la nouvelle loi des marchés publics. Il ne suffira de voter ladite loi mais surtout veiller à son application. Peut-on y croire ?
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6 juil. 2011
26 mars 2011
La droite en peine avec la diversité en colère
La diversité en colère
L'ancien conseiller du président à la diversité, Abderrahmane Dahmane,a été viré par Nicolas Sarkozy pour avoir critiqué sa campagne sur la laïcité et l'islam. Notamment, en évoquant publiquement l'exaspération des musulmans qui se sentent traités comme des boucs émissaires. Cet épisode semble avoir abouti à la création de « l'union des Français musulmans », sorte de branche musulmane de l'UMP. Le but de la manœuvre ? Tenter certainement de rassurer l’électorat musulman.
Maintenant, le chef de file du Cercle de la diversité, un mouvement affilié à l’UMP rassemblant des cadres d’origine africaine, vient de claquer la porte du parti présidentiel. Pour quelle raison ? Dogad Dogui explique : « il y avait déjà eu le discours de Grenoble de Sarkozy, maintenant, c’est le ni-ni (ni FN ni PS) et les déclarations de Guéant, la coupe est pleine».
Dogad est déçu et en colère, car il fait partie de ceux qui avait cru au discours mystificateur du candidat Nicolas Sarkozy.
Alors verra-t-on l’avènement de l'union des Français d'origine africaine d'ici 2012 ? Les paris sont ouverts.
L'ancien conseiller du président à la diversité, Abderrahmane Dahmane,a été viré par Nicolas Sarkozy pour avoir critiqué sa campagne sur la laïcité et l'islam. Notamment, en évoquant publiquement l'exaspération des musulmans qui se sentent traités comme des boucs émissaires. Cet épisode semble avoir abouti à la création de « l'union des Français musulmans », sorte de branche musulmane de l'UMP. Le but de la manœuvre ? Tenter certainement de rassurer l’électorat musulman.
Maintenant, le chef de file du Cercle de la diversité, un mouvement affilié à l’UMP rassemblant des cadres d’origine africaine, vient de claquer la porte du parti présidentiel. Pour quelle raison ? Dogad Dogui explique : « il y avait déjà eu le discours de Grenoble de Sarkozy, maintenant, c’est le ni-ni (ni FN ni PS) et les déclarations de Guéant, la coupe est pleine».
Dogad est déçu et en colère, car il fait partie de ceux qui avait cru au discours mystificateur du candidat Nicolas Sarkozy.
Alors verra-t-on l’avènement de l'union des Français d'origine africaine d'ici 2012 ? Les paris sont ouverts.
13 août 2010
Pourquoi Mohamed l'ingénieur quitte la France
« Ma décision est prise. Je rentre définitivement au Maroc en 2011. » Mohamed, ingénieur de 25 ans, témoigne dans une tribune sur rue89.
Depuis près d'un an (avec le lancement du débat sur l'identité nationale), plusieurs membres du gouvernement et de la majorité ont mulitpliés les amalgames, les propos racistes à peines voilés.
En tant qu'immigré marocain, je vis toutes ces déclarations et lois sécuritaires qui visent particulièrement la communauté musulmane (et depuis quelque temps les gens du voyage et les Roms) comme une profonde humiliation. C'est pour ça que je rentre chez moi… Et je ne suis pas le seul.
Je suis ingénieur, 25 ans, gagnant 2 700 euros net par mois, je n'ai jamais été arrêté ni même contrôlé de ma vie, je suis athée (agnostique pour être précis), j'adore le saucisson, la bonne bière, le rugby et passe mes étés à faire la tournée des festivals. Je ne fais donc pas partie de la catégorie de personnes visée par les attaques populistes de l'UMP.
Toutefois, deux phénomènes ont été, à mes yeux, clairement aggravés par ces propos décomplexés.
Resté en France après les études
Je fais partie de la communauté des étudiants étrangers restés en France pour travailler après la fin de leurs études. Cette communauté est loin d'être négligeable en écoles d'ingénieurs. Dans la mienne (une des grandes écoles françaises), la proportion d'étudiants marocains (qui n'ont pas la nationalité française) dépasse les 15%. Je retrouve une proportion de 10% dans le milieu du travail.
Mes connaissances rapportent des proportions équivalentes (entre 10% et 15%) parmi leurs collègues dans les domaines des télécoms, de l'informatique ou encore dans la finance. Le Maroc est ainsi un gros fournisseur d'ingénieurs à la France (je n'ai néanmoins pas connaissance de chiffres précis).
Cependant, ces personnes repartent de plus en plus souvent dans leur pays d'origine. En effet, le gouvernement marocain investit massivement dans des politiques encourageant le « nearshoring » [délocaliser à proximité, ndlr], notamment dans le domaine des nouvelles technologies.
Ces politiques impliquent un appel d'air pour les ingénieurs. Le marché du travail des ingénieurs est d'ailleurs très demandeur. Des anciens camarades d'école ont pu obtenir des salaires approchant les 20 000 dirhams net par mois (dix fois le smic ! ) à la sortie de l'école d'ingénieurs.
La dynamique du pays (la situation est à étendre à d'autres pays) est telle que la croissance est de 5%. Ce chiffre est à comparer avec la situation économique actuelle.
Agnostique et mal à l'aise
Je suis parti du Maroc parce que la liberté de culte n'y est pas respectée… Mais elle ne l'est pas plus en France. J'ai quitté le Maroc pour plusieurs raisons. La première est qu'à mon adolescence, je me suis rendu compte que j'étais agnostique, ce qui est profondément incompatible avec la pratique de l'islam de ma famille et de la société marocaine dans son ensemble.
La deuxième est le vide culturel et artistique de la société marocaine. Je rêvais, en effet, de pouvoir jouer de la musique, assister à des concerts, aller au cinéma, assister à des expositions et visiter des musées.
Ma ville natale (Agadir) en manquait terriblement. Il n y avait qu'une salle de cinéma insalubre qui ne passe que des blockbusters âgés de quelques années. Il n y avait ni musée ni expositions. Et le seul style de musique est la musique populaire ou la musique électronique qui passe en boîte (et je n'aime ni l'un ni l'autre).
Là encore, les choses changent. La libéralisation des mœurs est en cours, les jupes raccourcissent, les bars sont bondés, les festivals se créent continuellement, et des groupes de rock, de rap ou de reggae gagnent en notoriété. On est évidemment loin de la richesse et de la diversité de la culture française mais la culture marocaine est en pleine évolution. Les Marocains sont de plus en plus ouvertement athées et le modèle familial leur donne plus d'indépendance.
« Ma tête et mon prénom feront toujours de moi un musulman »
D'un autre côté, en France, je suis considéré comme musulman. Mon entourage ne comprend pas que je puisse être agnostique avec mon prénom (Mohamed). On ne comprend pas pourquoi je ne fais pas le ramadan. En deux jours, j'ai dû entendre une dizaine de fois, sur le ton de la blague, que je « finirai en enfer ».
Ma (non) confession n'est pas acceptée, parce que mon origine marocaine, ma tête et mon prénom feront toujours de moi un musulman en France. C'est pour cela que je me sens visé par toutes les attaques directes ou indirectes contre l'islam en France.
Ma décision est prise. Je rentre définitivement au Maroc en 2011 puisque les raisons de mon départ du Maroc n'ont plus lieu d'être et les raisons de mon bien-être en France s'estompent.
De plus, je pense que je ne suis pas le seul à avoir pris cette décision. Mais cela reste à quantifier, parce qu'un Arabe qui rentre chez lui, ça va, c'est quand il y en a beaucoup qui rentrent chez eux que ça ne va plus.
Depuis près d'un an (avec le lancement du débat sur l'identité nationale), plusieurs membres du gouvernement et de la majorité ont mulitpliés les amalgames, les propos racistes à peines voilés.
En tant qu'immigré marocain, je vis toutes ces déclarations et lois sécuritaires qui visent particulièrement la communauté musulmane (et depuis quelque temps les gens du voyage et les Roms) comme une profonde humiliation. C'est pour ça que je rentre chez moi… Et je ne suis pas le seul.
Je suis ingénieur, 25 ans, gagnant 2 700 euros net par mois, je n'ai jamais été arrêté ni même contrôlé de ma vie, je suis athée (agnostique pour être précis), j'adore le saucisson, la bonne bière, le rugby et passe mes étés à faire la tournée des festivals. Je ne fais donc pas partie de la catégorie de personnes visée par les attaques populistes de l'UMP.
Toutefois, deux phénomènes ont été, à mes yeux, clairement aggravés par ces propos décomplexés.
- Le premier est que les gens (Français) ne comprennent pas pourquoi c'est blessant pour moi d'entendre des blagues racistes.
Evidemment, j'ai toujours eu droit aux blagues racistes depuis mon arrivée en France. J'en riais, mais je me suis cependant toujours gardé le droit de remettre les personnes à leur place quand leurs blagues sont blessantes et/ou pas drôles.
Depuis un an, je ne supporte plus les blagues racistes. Le fait qu'un ministre de l'Intérieur fasse une de ces blagues montre à quel point les clichés sont profondément implantés dans l'imaginaire français. Et le fait que l'on me rapporte à un cliché m'est devenu insupportable. - Le second point est le regard de « la petite vieille » dans la rue. Son regard est plus vif. Son sac est plus serré entre ses bras. Ses jambes bougent plus vite quand je passe trop près. Et, personnellement, je comprends cette dame ou ce monsieur (parce qu'un homme peut très bien correspondre au concept de « la petite vieille ») qui, en ouvrant son journal ou en allumant sa télé, entend que la délinquance est liée à l'immigration, que le jeune musulman n'a pas de travail, que l'islam est incompatible avec les valeurs de la France… Moi-même j'ai peur d'y croire.
Resté en France après les études
Je fais partie de la communauté des étudiants étrangers restés en France pour travailler après la fin de leurs études. Cette communauté est loin d'être négligeable en écoles d'ingénieurs. Dans la mienne (une des grandes écoles françaises), la proportion d'étudiants marocains (qui n'ont pas la nationalité française) dépasse les 15%. Je retrouve une proportion de 10% dans le milieu du travail.
Mes connaissances rapportent des proportions équivalentes (entre 10% et 15%) parmi leurs collègues dans les domaines des télécoms, de l'informatique ou encore dans la finance. Le Maroc est ainsi un gros fournisseur d'ingénieurs à la France (je n'ai néanmoins pas connaissance de chiffres précis).
Cependant, ces personnes repartent de plus en plus souvent dans leur pays d'origine. En effet, le gouvernement marocain investit massivement dans des politiques encourageant le « nearshoring » [délocaliser à proximité, ndlr], notamment dans le domaine des nouvelles technologies.
Ces politiques impliquent un appel d'air pour les ingénieurs. Le marché du travail des ingénieurs est d'ailleurs très demandeur. Des anciens camarades d'école ont pu obtenir des salaires approchant les 20 000 dirhams net par mois (dix fois le smic ! ) à la sortie de l'école d'ingénieurs.
La dynamique du pays (la situation est à étendre à d'autres pays) est telle que la croissance est de 5%. Ce chiffre est à comparer avec la situation économique actuelle.
Agnostique et mal à l'aise
Je suis parti du Maroc parce que la liberté de culte n'y est pas respectée… Mais elle ne l'est pas plus en France. J'ai quitté le Maroc pour plusieurs raisons. La première est qu'à mon adolescence, je me suis rendu compte que j'étais agnostique, ce qui est profondément incompatible avec la pratique de l'islam de ma famille et de la société marocaine dans son ensemble.
La deuxième est le vide culturel et artistique de la société marocaine. Je rêvais, en effet, de pouvoir jouer de la musique, assister à des concerts, aller au cinéma, assister à des expositions et visiter des musées.
Ma ville natale (Agadir) en manquait terriblement. Il n y avait qu'une salle de cinéma insalubre qui ne passe que des blockbusters âgés de quelques années. Il n y avait ni musée ni expositions. Et le seul style de musique est la musique populaire ou la musique électronique qui passe en boîte (et je n'aime ni l'un ni l'autre).
Là encore, les choses changent. La libéralisation des mœurs est en cours, les jupes raccourcissent, les bars sont bondés, les festivals se créent continuellement, et des groupes de rock, de rap ou de reggae gagnent en notoriété. On est évidemment loin de la richesse et de la diversité de la culture française mais la culture marocaine est en pleine évolution. Les Marocains sont de plus en plus ouvertement athées et le modèle familial leur donne plus d'indépendance.
« Ma tête et mon prénom feront toujours de moi un musulman »
D'un autre côté, en France, je suis considéré comme musulman. Mon entourage ne comprend pas que je puisse être agnostique avec mon prénom (Mohamed). On ne comprend pas pourquoi je ne fais pas le ramadan. En deux jours, j'ai dû entendre une dizaine de fois, sur le ton de la blague, que je « finirai en enfer ».
Ma (non) confession n'est pas acceptée, parce que mon origine marocaine, ma tête et mon prénom feront toujours de moi un musulman en France. C'est pour cela que je me sens visé par toutes les attaques directes ou indirectes contre l'islam en France.
Ma décision est prise. Je rentre définitivement au Maroc en 2011 puisque les raisons de mon départ du Maroc n'ont plus lieu d'être et les raisons de mon bien-être en France s'estompent.
De plus, je pense que je ne suis pas le seul à avoir pris cette décision. Mais cela reste à quantifier, parce qu'un Arabe qui rentre chez lui, ça va, c'est quand il y en a beaucoup qui rentrent chez eux que ça ne va plus.
4 août 2010
Pourquoi banaliser la déchéance de la nationalité ?
Le député UMP Thierry Mariani, député RPR d'alors, défend ainsi son sous-amendement le 10 février 1998 à l'Assemblée nationale (vote de la loi relative à la nationalité) :
"Nous sommes en 1998 et nous avons la volonté de lutter de manière ferme contre le trafic de drogue en envoyant un message clair à ceux qui s’y livrent.
J’évoque, il est vrai, l’hypothèse de la condamnation d’un mineur. Les textes, vous avez raison, ne prévoient pas, dans ce cas, de déchéance automatique. Je pense cependant qu’on aurait pu subordonner l’acquisition de la nationalité française aux conditions que je propose. Ne pas le faire revient en effet à permettre à un étranger né en France et condamné avant l’âge de dix-huit ans pour trafic de drogue d’être naturalisé Français à sa majorité sans aucun problème. Ce n’est pas notre conception et ce n’est pas notre souhait."
"Cette procédure est exceptionnelle, nous sommes d'accord"
A cette occasion, le député précise les chiffres de l'époque et affirme le caractère exceptionnel des mesures de déchéance : " deux ont été prononcées en 1990, aucune en 1991, deux en 1992, aucune en 1993, deux en 1994 et une en 1995. Cette procédure est exceptionnelle, nous sommes d'accord. "
Alors, si depuis 2006 le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale a fait savoir qu'il n'y avait eu aucune déchéance de la nationalité, le bien-fondé de la disposition annoncée est loin d'être évident. Les vraies motivations de cette gesticulation politique sont certainement inavouables au grand jour.
"Nous sommes en 1998 et nous avons la volonté de lutter de manière ferme contre le trafic de drogue en envoyant un message clair à ceux qui s’y livrent.
J’évoque, il est vrai, l’hypothèse de la condamnation d’un mineur. Les textes, vous avez raison, ne prévoient pas, dans ce cas, de déchéance automatique. Je pense cependant qu’on aurait pu subordonner l’acquisition de la nationalité française aux conditions que je propose. Ne pas le faire revient en effet à permettre à un étranger né en France et condamné avant l’âge de dix-huit ans pour trafic de drogue d’être naturalisé Français à sa majorité sans aucun problème. Ce n’est pas notre conception et ce n’est pas notre souhait."
"Cette procédure est exceptionnelle, nous sommes d'accord"
A cette occasion, le député précise les chiffres de l'époque et affirme le caractère exceptionnel des mesures de déchéance : " deux ont été prononcées en 1990, aucune en 1991, deux en 1992, aucune en 1993, deux en 1994 et une en 1995. Cette procédure est exceptionnelle, nous sommes d'accord. "
Alors, si depuis 2006 le ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale a fait savoir qu'il n'y avait eu aucune déchéance de la nationalité, le bien-fondé de la disposition annoncée est loin d'être évident. Les vraies motivations de cette gesticulation politique sont certainement inavouables au grand jour.
2 août 2010
Quand Badinter rappelle à Sarkozy l'égalité de tous les Français
Le sénateur des Hauts-de-Seine, ancien garde des sceaux et président du Conseil constitutionnel Robert Badinter, invité de France-Inter lundi 2 août, a dénoncé le discours sécuritaire du chef de l'Etat, Nicolas Sarkozy, en affirmant que tous les Français sont constitutionnellement égaux devant la loi "sans distinction d'origine".
"Tous les Français sont égaux devant la loi quelle que soit leur origine", qu'ils soient français de souche ou d'origine étrangère, a-t-il fait valoir. "L'article premier de la Constitution dit que (...) la France assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine", a martelé M. Badinter.
Concernant d'éventuelles mesures de déchéance de la naturalisation française envisagées par l'exécutif, il a estimé qu'"on veut faire des discriminations contre les Français au regard de mêmes crimes, de même infractions, selon l'origine de la personne, selon les modalités d'acquisition de la nationalité française". "C'est contraire à l'esprit républicain et c'est une faute politique parce que le cœur du problème, c'est le sentiment de certains de ces Français, que M. Sarkozy appelle d'origine étrangère, de demeurer malgré leur carte d'identité des étrangers de la nation", a-t-il dit.
L'intégralité de l'article sur lemonde.fr
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| AFP/ERIC PIERMONT |
Concernant d'éventuelles mesures de déchéance de la naturalisation française envisagées par l'exécutif, il a estimé qu'"on veut faire des discriminations contre les Français au regard de mêmes crimes, de même infractions, selon l'origine de la personne, selon les modalités d'acquisition de la nationalité française". "C'est contraire à l'esprit républicain et c'est une faute politique parce que le cœur du problème, c'est le sentiment de certains de ces Français, que M. Sarkozy appelle d'origine étrangère, de demeurer malgré leur carte d'identité des étrangers de la nation", a-t-il dit.
L'intégralité de l'article sur lemonde.fr
30 mars 2009
Invitation au Printemps de la diversité à Paris
Voici une manifestation gratuite et un moment de partage pour fêter le printemps.
N'hésitez pas à y faire un tour !
N'hésitez pas à y faire un tour !
1 févr. 2009
Le jour merveilleux selon Barack Obama
C'est l'histoire du combat d’une femme américaine, Lilly Ledbetter, employée de l’usine de pneumatiques Goodyear de Gadsen en Alabama. Lilly découvre qu’elle était moins payée que ses homologues masculins après des dizaines d’années de travail. Elle engage alors une bataille judiciaire afin d'être payée autant que ses collègues masculins, après plus de dix ans de procédure, la cour suprême rejette la plainte de Lilly en 2007 pour cause de prescription.
Un jour merveilleux
La première loi promulguée par Barack Obama concerne donc l’égalité salariale et consacre le combat de Lilly Ledbetter. La loi facilitera désormais les procédures judiciaires en cas de discrimination eu égard à l’âge, le sexe, la race, la religion ou le pays d’origine des salariés.
En effet, tout salarié disposait d'un delai de 180 jours pour porter plainte après un premier fait discriminant. Désormais le délai court après le dernier bulletin de salaire.
Je ne peux qu'être d'accord avec le président des Etats-Unis quand il déclare :
«Ça tombe très bien pour la toute première loi que je signe. Nous confirmons un des premiers principes de ce pays selon lequel nous sommes tous nés égaux et nous méritons tous de poursuivre notre propre vision du bonheur».
Oui nous sommes tous nés égaux et pas seulement aux Etats-Unis. Qu'en est-il de l'égalité salariale en France? En moyenne, 20 à 30 % d'écart de salaire entre hommes et femmes.
Un jour merveilleux
La première loi promulguée par Barack Obama concerne donc l’égalité salariale et consacre le combat de Lilly Ledbetter. La loi facilitera désormais les procédures judiciaires en cas de discrimination eu égard à l’âge, le sexe, la race, la religion ou le pays d’origine des salariés.
En effet, tout salarié disposait d'un delai de 180 jours pour porter plainte après un premier fait discriminant. Désormais le délai court après le dernier bulletin de salaire.
Je ne peux qu'être d'accord avec le président des Etats-Unis quand il déclare :
«Ça tombe très bien pour la toute première loi que je signe. Nous confirmons un des premiers principes de ce pays selon lequel nous sommes tous nés égaux et nous méritons tous de poursuivre notre propre vision du bonheur».
Oui nous sommes tous nés égaux et pas seulement aux Etats-Unis. Qu'en est-il de l'égalité salariale en France? En moyenne, 20 à 30 % d'écart de salaire entre hommes et femmes.
29 janv. 2009
Je demanderai à Eric Besson
Le président du CRAN (conseil représentatif des associations noires) affirme qu'il demandera au ministre Eric Besson, à l'occasion d'un entretien prévu ce 29 janvier, "de s'impliquer activement dans lutte contre les discriminations et pour la diversité".
Concrètement, que peut-on attendre d'un politique qui passe sans état d'âme du secrétariat national socialiste à la vice-présidence du parti gouvernemental? Pour mémoire, Eric Besson a pondu un pamphlet intitulé "L'inquiétante rupture de Monsieur Sarkozy" en janvier 2007. Dans ce rapport il qualifie Sarkozy de "néo-conservateur américain à passeport français" et fustige la mise en avant du concept d'identité nationale. Un mois plus tard, il rallie et conseille le candidat UMP avant à la fois de remplacer Hortefeux au ministère de l'Immigration et d'intégrer la direction de l'UMP.
Le lapsus final du 25 janvier
Interviewé sur RTL, Eric Besson parle d’une "invasion venue d’Afrique" avant de se déjuger,en réponse à une question sur les origines de la France comme terre d’immigration.
Pour ma part, je doute de son implication dans la lutte contre les discriminations...
Concrètement, que peut-on attendre d'un politique qui passe sans état d'âme du secrétariat national socialiste à la vice-présidence du parti gouvernemental? Pour mémoire, Eric Besson a pondu un pamphlet intitulé "L'inquiétante rupture de Monsieur Sarkozy" en janvier 2007. Dans ce rapport il qualifie Sarkozy de "néo-conservateur américain à passeport français" et fustige la mise en avant du concept d'identité nationale. Un mois plus tard, il rallie et conseille le candidat UMP avant à la fois de remplacer Hortefeux au ministère de l'Immigration et d'intégrer la direction de l'UMP.
Le lapsus final du 25 janvier
Interviewé sur RTL, Eric Besson parle d’une "invasion venue d’Afrique" avant de se déjuger,en réponse à une question sur les origines de la France comme terre d’immigration.
Pour ma part, je doute de son implication dans la lutte contre les discriminations...
14 janv. 2009
Auditions de la diversité à méditer
Voici une initiative qui a suscité beaucoup d'enthousiasme au Canada. Elle pourrait inspirer le service public de l'audiovisuel français.
De quoi s'agit-il ?
La télévision de Radio-Canada lance bientôt des auditions afin de se constituer une banque de comédiens autochtones ou issus des communautés culturelles de tous âges.
L'objectif est simple : "avoir un imaginaire de toutes les couleurs. On doit être le reflet de la société qu'on dessert comme service public", comme l'affirme Nadia Rousseau, première conseillère à la diversité à Radio-Canada.

Le saviez-vous ?
La société canadienne, comme parmi d'autres, a beaucoup changé au cours des dernières années. Au Québec, seulement entre 2001 et 2006, la proportion de la population appartenant à une minorité visible a grimpé de plus de 30 %.
L'ouverture à la diversité doit éviter la caricature dans les émissions : par exemple prévoir spécifiquement "un rôle de noir" serait contre-productif.
De quoi s'agit-il ?
La télévision de Radio-Canada lance bientôt des auditions afin de se constituer une banque de comédiens autochtones ou issus des communautés culturelles de tous âges.
L'objectif est simple : "avoir un imaginaire de toutes les couleurs. On doit être le reflet de la société qu'on dessert comme service public", comme l'affirme Nadia Rousseau, première conseillère à la diversité à Radio-Canada.

Photo: Serge Gauvin: Danny Blanco-Hall incarne le père de l'enfant de Sophie Paquin.
Le saviez-vous ?
La société canadienne, comme parmi d'autres, a beaucoup changé au cours des dernières années. Au Québec, seulement entre 2001 et 2006, la proportion de la population appartenant à une minorité visible a grimpé de plus de 30 %.
L'ouverture à la diversité doit éviter la caricature dans les émissions : par exemple prévoir spécifiquement "un rôle de noir" serait contre-productif.
6 janv. 2009
Discrimination positive: des critères réducteurs
La discrimination positive ou l'affirmative action (à la sauce française) fait fantasmer bon nombre de Français : du citoyen lambda à nos intellectuels en passant par les politiques. Le discours est à géométrie variable, l'argumentation digne d'un contorsionniste.
Le discours ambiant
Pour beaucoup, la discrimination positive signifie la mise en place des quotas (cela a été le cas aux Etats-Unis) basés sur les fameux critères ethniques et religieux. La réalité est qu'elle se fonde avant tout sur un critère fondamental, celui de la compétence (si souvent ignoré dans le discours ambiant).
Dans la foulée, une ou plusieurs explications sont souvent avancées pour justifier le refus de cette discrimination-là. Voici les deux plus souvent entendues :
- l'égalité républicaine est inscrite dans la Constitution (La République a affirmé dans sa Constitution l’égalité devant la loi de tous les citoyens «sans distinction d’origine, de race ou de religion»), elle est donc garantie par la législation et l'Etat
- la discrimination positive ne marche pas si bien que ça.
Et la commission Veil ?
D'ailleurs, les conclusions de la commission Veil, chargée de proposer un nouveau préambule à la Constitution pour y inclure le respect de la diversité ne disent rien d'autre. Les membres de ladite commission déclarent que :
- l'affirmative action a été mise en place dans des pays où la discrimination raciale avait été inscrite dans la loi (ce qui n'est pas le cas en France)
- une politique d'action positive serait paradoxale parce que dans les pays où elle est en place, elle est en perte de vitesse, et parce qu'il serait très difficile de trouver des critères d'origines familiales acceptables
- la commission craint un affaiblissement du « vivre ensemble »
Conséquence : en ce début d'année, ce sont les critères sociaux qui sont maintenant à l'honneur.
Sur ces 3 points, je dis simplement ceci :
- la discrimination (négative) n'est pas non plus inscrite dans la loi, pourtant elle est pratiquée et se pratique au quotidien.
- cette politique de discrimination positive a donné des résultats visibles aux Etats-Unis depuis des décennies jusqu'à l'élection de Barack Obama (une fois de plus grâce à ses compétences et travail, ses talents et mérites). Mais l'histoire des Etats-Unis n'est pas celle de la France. Le paradoxe français est qu'au delà des principes et décisions en trompe-l'oeil, aucune action concrète à la mesure du problème posé n'est prise.
- concrètement, c'est quoi le "vivre ensemble"? A mon sens, cela signifie au moins une société plus juste et solidaire. J'ai parfois du mal à percevoir cette solidarité mais j'aimerais que l'on m'explique...
Critères réducteurs, prétexte pour maintenir le statu quo
Les faits discriminatoires sont divers et multiples, reposent la plupart du temps sur des critères d'origine (supposée ou réelle), religieux et sociaux. La discrimination positive ne menace en rien les interêts de ceux qui n'en bénéficient pas.
Autant que je sache, Sciences-Po ne discrimine pas les élèves des beaux quartiers avec sa discrimination positive. Il faut bien sûr des critères sociaux mais qu'ils ne soient pas réducteurs.
Il serait vain et dangereux de nier la diversité de la société française.
Le discours ambiant
Pour beaucoup, la discrimination positive signifie la mise en place des quotas (cela a été le cas aux Etats-Unis) basés sur les fameux critères ethniques et religieux. La réalité est qu'elle se fonde avant tout sur un critère fondamental, celui de la compétence (si souvent ignoré dans le discours ambiant).
Dans la foulée, une ou plusieurs explications sont souvent avancées pour justifier le refus de cette discrimination-là. Voici les deux plus souvent entendues :
- l'égalité républicaine est inscrite dans la Constitution (La République a affirmé dans sa Constitution l’égalité devant la loi de tous les citoyens «sans distinction d’origine, de race ou de religion»), elle est donc garantie par la législation et l'Etat
- la discrimination positive ne marche pas si bien que ça.
Et la commission Veil ?
D'ailleurs, les conclusions de la commission Veil, chargée de proposer un nouveau préambule à la Constitution pour y inclure le respect de la diversité ne disent rien d'autre. Les membres de ladite commission déclarent que :
- l'affirmative action a été mise en place dans des pays où la discrimination raciale avait été inscrite dans la loi (ce qui n'est pas le cas en France)
- une politique d'action positive serait paradoxale parce que dans les pays où elle est en place, elle est en perte de vitesse, et parce qu'il serait très difficile de trouver des critères d'origines familiales acceptables
- la commission craint un affaiblissement du « vivre ensemble »
Conséquence : en ce début d'année, ce sont les critères sociaux qui sont maintenant à l'honneur.
Sur ces 3 points, je dis simplement ceci :
- la discrimination (négative) n'est pas non plus inscrite dans la loi, pourtant elle est pratiquée et se pratique au quotidien.
- cette politique de discrimination positive a donné des résultats visibles aux Etats-Unis depuis des décennies jusqu'à l'élection de Barack Obama (une fois de plus grâce à ses compétences et travail, ses talents et mérites). Mais l'histoire des Etats-Unis n'est pas celle de la France. Le paradoxe français est qu'au delà des principes et décisions en trompe-l'oeil, aucune action concrète à la mesure du problème posé n'est prise.
- concrètement, c'est quoi le "vivre ensemble"? A mon sens, cela signifie au moins une société plus juste et solidaire. J'ai parfois du mal à percevoir cette solidarité mais j'aimerais que l'on m'explique...
Critères réducteurs, prétexte pour maintenir le statu quo
Les faits discriminatoires sont divers et multiples, reposent la plupart du temps sur des critères d'origine (supposée ou réelle), religieux et sociaux. La discrimination positive ne menace en rien les interêts de ceux qui n'en bénéficient pas.
Autant que je sache, Sciences-Po ne discrimine pas les élèves des beaux quartiers avec sa discrimination positive. Il faut bien sûr des critères sociaux mais qu'ils ne soient pas réducteurs.
Il serait vain et dangereux de nier la diversité de la société française.
4 janv. 2009
Vous êtes niveau Zéro
Une scène vécue en ce début d'année dans un grand centre commercial à l'ouest parisien. Il est 17h40 lorsqu'une dizaine de caddies bien remplis attendent leur tour, devant l'unique ascenseur en service qui mène vers le parking PA.
Les moins patients ou les plus courageux selon, prennent la direction des 2 escalators qui sont normalement destinés aux caddies. Mais les deux tapis roulants sont au tapis et déjà arrêtés depuis plusieurs jours: le client n'a plus qu'à pousser (ou tirer) son caddie pour travailler ses abdos et se faire un peu de muscle!A gauche en sortant de l'ascenseur, une dame en fauteuil roulant attend aussi son tour avec son ticket de parking à la main. Manifestement, elle espérait voir quelqu'un lui céder son tour. A l'arrivée de l'ascenseur, à peine celui-ci vidé, deux caddies s'y engouffrent sans aucune attention à la dame. Finalement, elle sera du prochain voyage avec un caddie (pas le sien qui entre-temps a choisi l'option escalator).
Il me semble que les personnes valides peuvent avoir plus de sollicitude envers les handicapés. Vous êtes au niveau 0, je vous dis.
2 janv. 2009
2009, une bonne année...
2009, une année nouvelle riche et pleine de diversité. Et si 2009 pourrait simplement signifier :
2 fois plus de diversité
0 discrimination (par définition négative)
0 préjugé
9 fois plus d'égalité
Tel est mon vœu en ce début d'année!
Je souhaite à tous une bonne et heureuse année 2009
2 fois plus de diversité
0 discrimination (par définition négative)
0 préjugé
9 fois plus d'égalité
Tel est mon vœu en ce début d'année!
Je souhaite à tous une bonne et heureuse année 2009
27 juin 2008
La diversité à la télévision
Le paysage audiovisuel est-il toujours si unicolore? Il est vrai que la télé est bien plus colorée qu'en 2005 mais il semble aussi bien que l'effet Harry ROSELMACK s'essouffle au fil du temps. Disons que le CSA veille au grain avec la mise en place de son observatoire de la diversité audiovisuelle, en espérant que ce ne soit pas qu'un gadget pour endormir le citoyen...
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