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10 janv. 2012

Nim et le passager attaché du Paris-Lomé

Tel un bagnard
Rue89 a relayé une information d'un internaute qui signale l'embarquement contrarié d'un passager attaché avec des cordes noires, à Roissy à bord du vol Paris-Lomé DL8538 à destination du Togo sur fond de violence et d'indignation. Il s'agit d'un homme africain, escorté par deux policiers, dont les pieds et les poings dans le dos sont liés par des cordes que l'on embarque par la porte arrière de l'avion (contrairement aux autres passagers). Il s'en suit alors une protestation de plusieurs voyageurs qui conduit au renfort de cinq cars de la police des frontières, des échanges de coup et arrestations. L'avion décollera avec plus de deux heures de retard.
A la lecture de cette info, la seule question qui m'est venue à l'esprit est de savoir quel est le degré d'humanité de ceux qui reconduisent ou éloignent cet homme du territoire national. Et j'ai eu une pensée pour le chimpanzé Nim Chimpsky. Cet animal, séparé de sa mère à la naissance, a été élévé par des parents  scientifiques et objet d'expérimentation pendant des années.

Plus tard, Nim a été séparé de ses parents adoptifs et renvoyé à sa supposée famille originelle, où évidemment il n'avait pas sa place : finalement il fut abandonné à son triste sort d'être néant (selon l'idéologie que tout ce qui n'est pas humain n'est rien).

Un rapport détaillé de cette bouleversante histoire est racontée dans ce beau livre Nim.


Enfin il faut noter la sortie nationale du film Nim ce jeudi 11 janvier.




24 mars 2011

La France a besoin de 10 millions d'immigrés

Deux économistes affirment que la France a besoin de 10 millions d'immigrés d'ici 2040 pour sauver son économie moribonde : Le salut de la France passe donc par un recours massif de l'immigration. Encore faut-il que ces migrants optent pour l'Hexagone.

Comment intégrer ces 10 millions d'arrivants alors que la France a déjà tant de mal à le faire avec les enfants d'immigrés ?

Valérie Rabault : nous ne sommes pas naïves. La tâche ne sera pas facile. Un des moyens les plus efficaces pour intégrer ces immigrés est de mettre à bas la ghettoïsation. Selon une étude réalisée par des chercheurs américains, le coût de la ghettoïsation représente 3,8 % du PIB des États-Unis. Rapporté au PIB français, toutes choses égales par ailleurs, on frôle les 80 milliards d'euros. On pourrait faire beaucoup de choses pour stopper ce phénomène.


Mais il n'y a pas que l'argent qui compte !

Karine Berger : il faut que les immigrés aient des modèles, qu'ils soient persuadés que l'ascenseur social n'est pas bloqué au rez de chaussée pour eux. Les arrivées au gouvernement de Rama Yade, de Fadela Amara, de Rachida Dati furent très positives. Mais ces exemples sont peu nombreux. Combien y a t il de personnes issues de l'immigration à la tête d'entreprises du CAC 40 ? Aucune.?

Elles ont répondu ici aux questions de La Tribune.fr

"Les Trente Glorieuses sont devant nous", édition Rue Fromentin, 20 euros.

23 mars 2011

Le travail illégal n'est pas qu'une affaire de clandestins

Le travail dissimulé ne se limite pas à l'emploi de travailleurs immigrés clandestins. Il concerne aussi de nombreux Français. Le renforcement de la répression en cours actuellement vise pourtant exclusivement les sans-papiers.


Trop souvent, on fait l'amalgame entre travail clandestin et immigration illégale. De nombreux immigrants travaillent certes clandestinement, mais la grande majorité de ceux qui travaillent clandestinement ne sont pas des immigrés illégaux. Le projet de loi sur l'immigration discuté actuellement au Parlement prévoit des "normes minimales concernant les sanctions et les mesures à l'encontre des employeurs de ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ".

Est-ce à dire que les employeurs de Français au noir peuvent dormir tranquille ?

Lire la suite sur cette page du site www.alternatives-economiques.fr

28 sept. 2010

La politique sécuritaire de Sarkozy indigne Chamoiseau

Du tract poétique à la carte postale

L'écrivain Patrick Chamoiseau, auteur de Texaco, a pris l'initiative d'écrire quelques lignes pour manifester son indignation face à la politique de Sarkozy : "De la création d'un ministère de l'Identité nationale à la stigmatisation-expulsion-punition-collective des Roms, en passant par les nationalités conditionnelles de seconde zone, se dessine en France un effondrement éthique d'une ampleur sidérante. Une indécence majeure qu'aucun bénéfice politicien ne saurait justifier. De très vieilles ombres sont de retour et nous fixent sans trembler ".


Aussi, La Maison des Passages a relayé l'initiative de l'écrivain en imprimant des cartes postales protestataires à adresser au président de la République.


Il me semble que ce "tract poétique" interpelle les citoyens que nous sommes, nous alerte sur la banalisation de l'inacceptable et l'étiolement de notre vigilance. 
Je continue à penser que l'insécurité et l'immigration ne sont pas responsables du malaise de la société française.

12 août 2010

Racisme : l'ONU s'offusque des projets politiques français

La délégation française a rendu compte, le 11 et 12 août,  devant le Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (CERD). Ce comité examine depuis le 2 août la situation d'une dizaine de pays, dont la France qui a ratifié la convention correspondante en 1973. Face aux délégués français, les experts onusiens s'inquiètent de la "recrudescence notable du racisme et de la xénophobie"  dans le discours politique.

Les experts n'ont pas manqué d'épingler notamment la politique du gouvernement envers les Roms et les "Français d'origine étrangère" : "le carnet de circulation des gens du voyage nous effraie, nous rappelle l'époque de Pétain", a déclaré l'expert nigérien Waliakoye Saidou.
Ainsi, certains ont demandé si les récents propos de Nicolas Sarkozy étaient compatibles avec la Constitution française. "Je ne comprends pas ce que c'est qu'un Français d'origine étrangère" et "je me demande si cela est compatible avec la Constitution", a demandé l'expert turc Gun Kut. L'expert togolais, Dieudonné Ewomsan, a évoqué les déclarations de Nicolas Sarkozy du 30 juillet et affirmé que "le discours du chef de l'Etat n'est pas seulement discriminant, c'est aussi une incitation à la haine".
En ce qui concerne l'expert français Régis de Gouttes, ancien premier avocat général à la Cour de cassation, lui n'a pas le droit de prendre la parole pendant l'examen de la situation de son pays.

La délégation française a présenté, mercredi, un rapport de 88 pages sur les mesures prises par Paris depuis son dernier examen devant le CERD en 2005 et a répondu jeudi aux remarques faites par le comité concernant les Roms.

Julie Gromellon, représentante permanente de la Fédération internationale des Ligues de droits de l'Homme (FIDH) à Genève, qui assiste aux débats nous éclaire sur la situation de la France : "D'habitude, les experts s'interrogent sur la conformité d'une politique nationale par rapport à la convention. Mais là, les membres du comité ont été choqués par les récentes déclarations au plus haut niveau de l'Etat". Avant de conclure : Ils critiquent l'attitude générale de la France, qui non seulement ne reconnaît pas les discriminations raciales, mais en nie aussi l'existence. Ils reprochent à la France de se retrancher derrière les principes de “liberté, égalité, fraternité” pour dire que "tout va bien".

Le rapport du CEDR est attendu dans une dizaine de jours, mais il n'est pas dit que la France suivra les recommandations des experts.

10 août 2010

Baisse de popularité de Sarkozy aussi aux Etats-Unis

Dans un éditorial titré "Xénophobie : chasser les non-Français", le New York Times du 6 août condamne vivement les "calculs politiques à court terme" du président français Nicolas Sarkozy qui "attise dangereusement les sentiments anti-immigrés".
Le quotidien dénonce principalement le projet de retrait de la nationalité française aux délinquants d'origine étrangère coupables de polygamie, d'excision ou ayant atteint à la vie d'un membre des forces de l'ordre.

Le journal rappelle que nous sommes "dans un pays qui a longtemps défendu avec orgueil le principe d'égalité devant la loi de tous les citoyens français", que M. Sarkozy a épousé une Italienne naturalisée française, Carla Bruni, et a pour père un immigrant hongrois, Pal, qui a également acquis la citoyenneté française. Le principe d'égalité devant la loi "s'applique" à l'épouse et au père du président français "et doit s'appliquer à n'importe qui d'autre", tranche le New York Times.

Le quotidien conclut qu'alors que la cote de popularité du chef de l'Etat est "au plus bas" et que le Front national reprend des forces avec la fille de son père, "il est allé plus loin, inquiétant les membres de la droite traditionnelle". Ces derniers, affirme le New York Times, "ont raison de s'inquiéter, et Sarkozy est, à tort, aventureux d'ignorer leurs conseils de prudence".


L'éditorial du New York Times met ainsi en exergue le populisme de "Sarkozy l'americain". La véritable question est de savoir quel est le véritable projet de société que propose le chef de l'Etat à la France.

4 août 2010

J'ai 40 ans et je suis né en France de parents étrangers


Ce texte, intégralement repris, a été publié la première fois sur le site rue89.com le 4 août 2010 par un certain Badboys.

J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand mes parents étrangers, lors de mes 16 ans, m'ont demandé si je souhaitais embrasser la nationalité française, je ne me suis même pas posé la question.

Je ne concevais tout simplement pas que l'on puisse un jour me poser cette question. Bon Dieu ! Quand vous naissez, que vous ne connaissez presque rien d'autre que votre histoire de France, que vous avez côtoyé chaque jour de votre vie des jeunes ou des plus âgés et que votre vécu est intimement lié à ce pays qui vous a vu naître, dans lequel vous avez été élevé et pour lequel votre institutrice que vous nommiez par son prénom, ne vous a jamais différencié des autres, comment peut-on aujourd'hui, pour des questions électoralistes, accepter une telle ignominie ?

J'ai fait mon service et je me pliais aux ordres

J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand j'ai reçu ma convocation pour effectuer mes trois jours, je ne me suis même pas posé la question. J'y suis allé, cela n'a duré qu'une journée, mais je le savais.

J'ai choisi de faire des études et quand on m'a appelé pour effectuer mon service militaire, je ne me suis même pas posé de question, j'ai embrassé ma mère, j'ai embrassé mon père, j'ai embrassé mes frères et surtout le tout petit qui ne comprenait pas tout et j'y suis allé, sans même que mes parents me posent de question.

J'ai fait mon service et je crois encore aujourd'hui que mes supérieurs hiérarchiques était contents de moi. Pas d'emmerde, je faisais ce que l'on me disait de faire. Je me pliais aux ordres, faisant systématiquement preuve de discipline et parfois, assez rarement, je demandais des explications quant aux ordres donnés. Pas par bravade mais simplement, pour des raisons de compréhension. Jamais mes supérieurs ne m'en ont tenu rigueur car ensuite, les ordres m'apparaissaient plus cohérents et je m'y pliais sans rechigner.

J'avais un emploi qui me plaisait

J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand j'ai quitté l'armée, quand j'ai terminé mes études, j'ai pointé au chômage et j'ai refusé de demander le RMI. J'ai ma fierté et une bonne santé et j'ai trouvé un boulot de nuit qui me permettait de payer ma chambre de bonne et de me nourrir assez régulièrement.

Et puis, à force de recherche et de conseils, j'ai réussi à décrocher un emploi à la mesure de mes compétences. Ou tout au moins, un emploi dont je pouvais être fier.

J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand j'ai atteint ma vie d'adulte, c'est à dire la trentaine, j'avais un emploi qui me plaisait, je travaillais pour une immense administration, j'étais réputé pour mes compétences, mais d'abord et avant tout pour mon sens du service public et mon dévouement.

Je ne compte pas mes heures, j'ai une responsabilité et je fais le nécessaire pour atteindre mes objectifs. Je ne me repose sur personne, je ne blâme personne, je fais mon travail et si le travail est mal fait, j'en prends l'entière responsabilité. Toujours. Sans jamais faire d'exception. Mais mon travail est souvent bien fait.

Je paie des impôts sans jamais rechigner

J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand je suis malade, je ne vais pas chez le médecin pour éviter d'entendre ou d'écouter : « Ces Arabes ! Quels profiteurs ! » Et la carte Vitale, je ne sais même pas comment c'est fait. Je crois que c'est une carte verte, comme aux USA, avec une photo aujourd'hui imposée. J'ai fait le choix de ne pas en avoir. Les Français n'aiment pas les malades et les profiteurs étrangers… Ou les deux à la fois souvent !
Je paie des impôts sans jamais rechigner car j'estime que c'est normal et Dieu sait que je suis redevable aux impôts de m'avoir permis de bénéficier d'une éducation et de quelques formations.
Je n'ai pas d'épouse, je n'ai pas d'enfants. C'est un choix personnel parce que je crois qu'ils seraient malheureux dans cette drôle de France qui ne ressemble plus du tout à celle qui m'a vu naître.

J'ai honte du président français actuel

J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et depuis 2007, j'ai peur. Alors que je fais souvent preuve de courage. J'ai peur de la majorité des Français qui votent Sarkozy, j'ai honte du président français actuel, je suis triste de voir que mes contemporains, se réclamant la plupart du temps « de souche », possèdent un esprit si pauvre, si sectaire, si intolérant et depuis quelques jours, j'apprends que l'Etat français souhaite instituer de nouvelles catégories de citoyens : ceux issus de l'immigration récente et ceux issus d'une immigration lointaine, car n'en doutez pas un seul instant, aucun Français n'est issu de la Gaule antique.

J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et espère ne pas dépasser les 50 ans. Parce qu'en fait, je suis trop fier. J'ai beau être un français dont l'origine « immigrationnelle » est récente, je pense avoir acquis plus d'éducation, de savoir vivre, d'humanité, de sens civique, de responsabilité et de respect de mes concitoyens que la plupart des Français de souche qui souhaitent la mise en place d'une hiérarchisation citoyenne basée exclusivement sur l'origine ethnique et dont le porte-drapeau n'est autre qu'un digne descendant de Charlemagne, j'ai nommé Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa…

J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et me considère aujourd'hui, par la force des choses et le choix des citoyens, comme un étranger en mon pays. Ou peut-être, bientôt… apatride.

Ne m'en voulez pas pour mes propos mais, sincèrement, j'ai honte de mon pays.

20 oct. 2009

Le nouveau fichier biométrique Parafes : encore la faute d'Internet ?

A l'occasion du lancement du dispositif de contrôle biométrique Parafes (passage automatisé rapide aux frontières extérieures Schengen) à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, j'ai entendu le ministre de l'immigration Eric Besson comparer -lundi 19 octobre- les empreintes digitales à une adresse IP (internet protocol).

Dans sa démonstration, le ministre explique que son dispositif, basé sur le volontariat, est moins dangereux que le fichage de nos données sur Internet à partir de l'IP.
Mais l'empreinte digitale d'un citoyen (une donnée personnelle) n'est pas l'adresse IP d'un ordinateur : l'une est une donnée personnelle intimement liée à l'individu et l'autre caractérise plutôt une machine connectée sur internet.
En aucun cas, une adresse IP ne peut être un attribut d'un individu contrairement à la génétique.

8 oct. 2009

Un sans-papiers victime de son banquier corbeau

Travailleur mais sans-papiers...
Un Mauritanien sans-papiers de 41 ans, Yaro S., est arrivé en France 2002. Il a par ailleurs déposé un dossier de régularisation par le travail.
Il est client à la Société Générale depuis 2004, et verse son salaire de cuisinier sur son compte bancaire domicilié à Boulogne-Billancourt.
Samedi dernier, Yaro se rend à sa banque pour retirer de l’argent et régler son loyer.

Victime de son banquier délateur et zelé
A défaut d’être servi normalement par l'employé de banque, le client est plutôt arrêté par la police et menacé d'explusion. Comment cela est-ce possible ?
Yaro l'explique dans Le Parisien :
"Au guichet, l'agent m'a demandé une pièce d'identité. J'ai donné ma carte de séjour, il m'a dit d'attendre. En fait il a appelé la police. J'ai voulu sortir mais il a bloqué les portes" .

Yaro ne comprend toujours pas ce qui lui arrive, même s'il avoue que son titre de séjour est faux. Il doit être présenté ce jeudi aux autorités consulaires de Mauritanie, en vue de son expulsion du territoire.

Je m'interroge sur les motivations de cet agent si prompt à dénoncer un client de sa banque, il semble oublier que ce sont les clients qui lui assurent son salaire à la fin du mois. Pas de clients, pas d'agents bancaires.

A moins que ce ne soit pas un acte isolé à la Société Générale.

29 janv. 2009

Je demanderai à Eric Besson

Le président du CRAN (conseil représentatif des associations noires) affirme qu'il demandera au ministre Eric Besson, à l'occasion d'un entretien prévu ce 29 janvier, "de s'impliquer activement dans lutte contre les discriminations et pour la diversité".

Concrètement, que peut-on attendre d'un politique qui passe sans état d'âme du secrétariat national socialiste à la vice-présidence du parti gouvernemental? Pour mémoire, Eric Besson a pondu un pamphlet intitulé "L'inquiétante rupture de Monsieur Sarkozy" en janvier 2007. Dans ce rapport il qualifie Sarkozy de "néo-conservateur américain à passeport français" et fustige la mise en avant du concept d'identité nationale. Un mois plus tard, il rallie et conseille le candidat UMP avant à la fois de remplacer Hortefeux au ministère de l'Immigration et d'intégrer la direction de l'UMP.

Le lapsus final du 25 janvier
Interviewé sur RTL, Eric Besson parle d’une "invasion venue d’Afrique" avant de se déjuger,en réponse à une question sur les origines de la France comme terre d’immigration.


Pour ma part, je doute de son implication dans la lutte contre les discriminations...

8 juil. 2008

Immigration choisie : carton rouge

La commission Mazeaud tacle sévèrement la politique d'immigration du gouvernement. En effet la commission dirigée par Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel et gaulliste historique, dénonce dans son rapport de plus de 150 pages l'aberration de la politique d'immigration de Brice Hortefeux et de Nicolas Sarkozy.

Les sages affirment que "Une politique de quota migratoire global ou par grand type d’immigration n’est pratiquée nulle part en Europe", contairement à ce qu'avait affirmé Nicolas Sarkozy en septembre 2007. Et une politique de quotas n'a aucun sens pour l'immigration irregulière, elle risque même de l'encourager : «L’affichage d’un contingent pourrait avoir, paradoxalement, un effet incitatif».

La commission recommande des évolutions qui vont à l'encontre « des recettes radicales purement nationales» ou des «remèdes spectaculaires mais illusoires».

Le rapport sera-t-il interdit du territoire ce 11 juillet ? Je parie qu'il fera encore parler de lui.

2 juil. 2008

Séquence immigration de l'interview

Voici la bande son consacrée à la séquence immigration de l'interview de Nicolas Sarkozy qui manquait dans mon billet d'hier.

Guy Birenbaum en a fait le sujet de la chronique politiquement incorrect d'Europe1