Un extrait de l'émission "Ripostes" sur France 5, datant de janvier 2007, offre un échange croustillant entre deux futurs membres du gouvernement Sarkozy.
Eric Besson accuse Brice Hortefeux de "prendre ses désirs pour des réalités" et accuse Nicolas Sarkozy d'être en échec sur la lutte contre la délinquance, chiffres à l'appui. "La stratégie de Nicolas Sarkozy est de masquer la réalité", explique-t-il.
S'agissant du bouclier fiscal, Besson dénonce la politique fiscale injuste que promet Nicolas Sarkozy. Mais Hortefeux estime qu'"Eric Besson ne connaît pas la réalité", moque l'ouvrage coordonné par Eric Besson qui dénonce la politique de Nicolas Sarkozy, "néoconservateur américain à passeport français".
Présent sur le plateau, Philippe Val, futur patron de France Inter dénonce la "société violente" que prépare Nicolas Sarkozy.
Finalement, Sarkozy n'avait pas eu tort d'emprunter à la gauche son slogan de campagne : "tout est possible". Aujourd'hui, les protagonistes d'hier défendent la politique de Sarkozy en masquant certainement la réalité.
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17 août 2010
10 août 2010
Baisse de popularité de Sarkozy aussi aux Etats-Unis
Dans un éditorial titré "Xénophobie : chasser les non-Français", le New York Times du 6 août condamne vivement les "calculs politiques à court terme" du président français Nicolas Sarkozy qui "attise dangereusement les sentiments anti-immigrés".
Le quotidien dénonce principalement le projet de retrait de la nationalité française aux délinquants d'origine étrangère coupables de polygamie, d'excision ou ayant atteint à la vie d'un membre des forces de l'ordre.
Le journal rappelle que nous sommes "dans un pays qui a longtemps défendu avec orgueil le principe d'égalité devant la loi de tous les citoyens français", que M. Sarkozy a épousé une Italienne naturalisée française, Carla Bruni, et a pour père un immigrant hongrois, Pal, qui a également acquis la citoyenneté française. Le principe d'égalité devant la loi "s'applique" à l'épouse et au père du président français "et doit s'appliquer à n'importe qui d'autre", tranche le New York Times.
Le quotidien conclut qu'alors que la cote de popularité du chef de l'Etat est "au plus bas" et que le Front national reprend des forces avec la fille de son père, "il est allé plus loin, inquiétant les membres de la droite traditionnelle". Ces derniers, affirme le New York Times, "ont raison de s'inquiéter, et Sarkozy est, à tort, aventureux d'ignorer leurs conseils de prudence".
L'éditorial du New York Times met ainsi en exergue le populisme de "Sarkozy l'americain". La véritable question est de savoir quel est le véritable projet de société que propose le chef de l'Etat à la France.
Le quotidien dénonce principalement le projet de retrait de la nationalité française aux délinquants d'origine étrangère coupables de polygamie, d'excision ou ayant atteint à la vie d'un membre des forces de l'ordre.
Le journal rappelle que nous sommes "dans un pays qui a longtemps défendu avec orgueil le principe d'égalité devant la loi de tous les citoyens français", que M. Sarkozy a épousé une Italienne naturalisée française, Carla Bruni, et a pour père un immigrant hongrois, Pal, qui a également acquis la citoyenneté française. Le principe d'égalité devant la loi "s'applique" à l'épouse et au père du président français "et doit s'appliquer à n'importe qui d'autre", tranche le New York Times.
Le quotidien conclut qu'alors que la cote de popularité du chef de l'Etat est "au plus bas" et que le Front national reprend des forces avec la fille de son père, "il est allé plus loin, inquiétant les membres de la droite traditionnelle". Ces derniers, affirme le New York Times, "ont raison de s'inquiéter, et Sarkozy est, à tort, aventureux d'ignorer leurs conseils de prudence".
L'éditorial du New York Times met ainsi en exergue le populisme de "Sarkozy l'americain". La véritable question est de savoir quel est le véritable projet de société que propose le chef de l'Etat à la France.
4 août 2010
J'ai 40 ans et je suis né en France de parents étrangers
Ce texte, intégralement repris, a été publié la première fois sur le site rue89.com le 4 août 2010 par un certain Badboys.
J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand mes parents étrangers, lors de mes 16 ans, m'ont demandé si je souhaitais embrasser la nationalité française, je ne me suis même pas posé la question.
Je ne concevais tout simplement pas que l'on puisse un jour me poser cette question. Bon Dieu ! Quand vous naissez, que vous ne connaissez presque rien d'autre que votre histoire de France, que vous avez côtoyé chaque jour de votre vie des jeunes ou des plus âgés et que votre vécu est intimement lié à ce pays qui vous a vu naître, dans lequel vous avez été élevé et pour lequel votre institutrice que vous nommiez par son prénom, ne vous a jamais différencié des autres, comment peut-on aujourd'hui, pour des questions électoralistes, accepter une telle ignominie ?
J'ai fait mon service et je me pliais aux ordres
J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand j'ai reçu ma convocation pour effectuer mes trois jours, je ne me suis même pas posé la question. J'y suis allé, cela n'a duré qu'une journée, mais je le savais.
J'ai choisi de faire des études et quand on m'a appelé pour effectuer mon service militaire, je ne me suis même pas posé de question, j'ai embrassé ma mère, j'ai embrassé mon père, j'ai embrassé mes frères et surtout le tout petit qui ne comprenait pas tout et j'y suis allé, sans même que mes parents me posent de question.
J'ai fait mon service et je crois encore aujourd'hui que mes supérieurs hiérarchiques était contents de moi. Pas d'emmerde, je faisais ce que l'on me disait de faire. Je me pliais aux ordres, faisant systématiquement preuve de discipline et parfois, assez rarement, je demandais des explications quant aux ordres donnés. Pas par bravade mais simplement, pour des raisons de compréhension. Jamais mes supérieurs ne m'en ont tenu rigueur car ensuite, les ordres m'apparaissaient plus cohérents et je m'y pliais sans rechigner.
J'avais un emploi qui me plaisait
J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand j'ai quitté l'armée, quand j'ai terminé mes études, j'ai pointé au chômage et j'ai refusé de demander le RMI. J'ai ma fierté et une bonne santé et j'ai trouvé un boulot de nuit qui me permettait de payer ma chambre de bonne et de me nourrir assez régulièrement.
Et puis, à force de recherche et de conseils, j'ai réussi à décrocher un emploi à la mesure de mes compétences. Ou tout au moins, un emploi dont je pouvais être fier.
J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand j'ai atteint ma vie d'adulte, c'est à dire la trentaine, j'avais un emploi qui me plaisait, je travaillais pour une immense administration, j'étais réputé pour mes compétences, mais d'abord et avant tout pour mon sens du service public et mon dévouement.
Je ne compte pas mes heures, j'ai une responsabilité et je fais le nécessaire pour atteindre mes objectifs. Je ne me repose sur personne, je ne blâme personne, je fais mon travail et si le travail est mal fait, j'en prends l'entière responsabilité. Toujours. Sans jamais faire d'exception. Mais mon travail est souvent bien fait.
Je paie des impôts sans jamais rechigner
J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et quand je suis malade, je ne vais pas chez le médecin pour éviter d'entendre ou d'écouter : « Ces Arabes ! Quels profiteurs ! » Et la carte Vitale, je ne sais même pas comment c'est fait. Je crois que c'est une carte verte, comme aux USA, avec une photo aujourd'hui imposée. J'ai fait le choix de ne pas en avoir. Les Français n'aiment pas les malades et les profiteurs étrangers… Ou les deux à la fois souvent !
Je paie des impôts sans jamais rechigner car j'estime que c'est normal et Dieu sait que je suis redevable aux impôts de m'avoir permis de bénéficier d'une éducation et de quelques formations.
Je n'ai pas d'épouse, je n'ai pas d'enfants. C'est un choix personnel parce que je crois qu'ils seraient malheureux dans cette drôle de France qui ne ressemble plus du tout à celle qui m'a vu naître.
J'ai honte du président français actuel
J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et depuis 2007, j'ai peur. Alors que je fais souvent preuve de courage. J'ai peur de la majorité des Français qui votent Sarkozy, j'ai honte du président français actuel, je suis triste de voir que mes contemporains, se réclamant la plupart du temps « de souche », possèdent un esprit si pauvre, si sectaire, si intolérant et depuis quelques jours, j'apprends que l'Etat français souhaite instituer de nouvelles catégories de citoyens : ceux issus de l'immigration récente et ceux issus d'une immigration lointaine, car n'en doutez pas un seul instant, aucun Français n'est issu de la Gaule antique.
J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et espère ne pas dépasser les 50 ans. Parce qu'en fait, je suis trop fier. J'ai beau être un français dont l'origine « immigrationnelle » est récente, je pense avoir acquis plus d'éducation, de savoir vivre, d'humanité, de sens civique, de responsabilité et de respect de mes concitoyens que la plupart des Français de souche qui souhaitent la mise en place d'une hiérarchisation citoyenne basée exclusivement sur l'origine ethnique et dont le porte-drapeau n'est autre qu'un digne descendant de Charlemagne, j'ai nommé Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa…
J'ai 40 ans, je suis né dans la campagne française et me considère aujourd'hui, par la force des choses et le choix des citoyens, comme un étranger en mon pays. Ou peut-être, bientôt… apatride.
Ne m'en voulez pas pour mes propos mais, sincèrement, j'ai honte de mon pays.
8 juil. 2008
La chasse aux sans-papiers se poursuit
Un email reçu hier informant d'une nouvelle arrestation en préfecture de Nanterre m'a fait penser à l'article de Catherine Coreller paru dans Libération où la Cimade dénonce la chasse acharnée aux sans-papiers. L'évènement s'est passé ce lundi matin; il s'agit d'un homme dont la femme est en situation régulière. Le couple est issu d'Afrique subsaharienne.
Dans son rapport 2007 sur les centres et locaux de rétention, la Cimade explique l'acharnement des pouvoirs publics par la «course au chiffre» induite par les «quotas d’expulsion» fixés annuellement par Sarkozy au gouvernement. En 2007, 35 000 sans-papiers ont été placés en centres de rétention dont «des malades, des vieillards, des femmes enceintes» et 242 enfants. Depuis 2003, début de «l’industrialisation du dispositif d’éloignement des étrangers en situation irrégulière», la durée légale de rétention est passée de douze à trente-deux jours (une directive européenne prévoit de l’allonger à dix-huit mois), le nombre et la taille des centres ont été multipliés (786 places en 2003, 2 000 prévues en 2009), et les objectifs d’expulsion sont en constante augmentation (25 000 pour 2007 non atteints, 26 000 pour 2008).
Pourtant, ces sans-papiers ne sont pas des délinquants. «L’immense majorité des gens que l’on rencontre en rétention sont des travailleurs, affirme Damien Nantes, responsable du service Défense des étrangers reconduits. Certains ont été réguliers à un certain moment puis se sont retrouvés sans titre de séjour et ont continué à travailler.» D’après les observations de la Cimade, ils travaillent essentiellement dans l’agriculture, le textile, le BTP et l’hôtellerie. Ils ont été arrêtés pour certains au guichet des préfectures où ils s’étaient présentés munis d’un contrat de travail ou d’une promesse d’embauche, pour d’autres sur leur lieu de travail.
Le gouvernement ira certainement chercher ces expulsés dans leur pays pour soutenir sa nouvelle politique d' immigration (de travail). Chut ! il ne faut pas le dire.
Dans son rapport 2007 sur les centres et locaux de rétention, la Cimade explique l'acharnement des pouvoirs publics par la «course au chiffre» induite par les «quotas d’expulsion» fixés annuellement par Sarkozy au gouvernement. En 2007, 35 000 sans-papiers ont été placés en centres de rétention dont «des malades, des vieillards, des femmes enceintes» et 242 enfants. Depuis 2003, début de «l’industrialisation du dispositif d’éloignement des étrangers en situation irrégulière», la durée légale de rétention est passée de douze à trente-deux jours (une directive européenne prévoit de l’allonger à dix-huit mois), le nombre et la taille des centres ont été multipliés (786 places en 2003, 2 000 prévues en 2009), et les objectifs d’expulsion sont en constante augmentation (25 000 pour 2007 non atteints, 26 000 pour 2008).
Pourtant, ces sans-papiers ne sont pas des délinquants. «L’immense majorité des gens que l’on rencontre en rétention sont des travailleurs, affirme Damien Nantes, responsable du service Défense des étrangers reconduits. Certains ont été réguliers à un certain moment puis se sont retrouvés sans titre de séjour et ont continué à travailler.» D’après les observations de la Cimade, ils travaillent essentiellement dans l’agriculture, le textile, le BTP et l’hôtellerie. Ils ont été arrêtés pour certains au guichet des préfectures où ils s’étaient présentés munis d’un contrat de travail ou d’une promesse d’embauche, pour d’autres sur leur lieu de travail.
Le gouvernement ira certainement chercher ces expulsés dans leur pays pour soutenir sa nouvelle politique d' immigration (de travail). Chut ! il ne faut pas le dire.
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